[Top 10] Previews Ciné 2006
1 – INLAND EMPIRE
Avec son tournage entre Lodz et Los Angeles, le nouveau film de Lynch laisse supposer une nouvelle fois une contruction duelle en deux parties, empruntée à ses deux chef d'oeuvre les plus récents : Mulholland drive et Lost Highway. L'environnement industriel polonais devrait fournir au cinéaste un contexte proche de celui exploré à la faveur de Eraserhead et Elephant Man. En outre, c'est la première fois que Lynch tourne en numérique, ce qui excite davantage notre curiosité face à cet objet sans doute présenté à Cannes.
2 – SILENT HILL
Adaptation du jeu vidéo le plus effrayant par Christophe Gans, Silent Hill se doit d'être à la hauteur des frissons procurés à ceux qui ont expérimenté l'expérience vidéo ludique. Nulle doute que le réalisateur du Pacte des Loups, féru de cinéma de genre et doté d'une culture cinématographique en béton saura garantir le cross over entre vidéo game et grand écran. Les premières photos laissent envisager un univers graphique quasi identique : brûme omniprésente, décors cauchemardesques. Le teaser très court met davantage l'accent sur l'univers sonore plutôt que sur les effusions gores. On a jamais eu aussi hâte d'avoir peur !
3 – X MEN 3
On ne misait pas un kopeck sur cette suite à l'annonce de Brett Ratner au fauteuil de réalisateur. On ne voyait pas comment le metteur en scène des Rush Hour allait remplacer avantageusement Bryan Singer, parti sur une autre franchise, celle du super héros en collants bleus. Puis le trailer apparu récemment sur internet a changé la donne, avec sa promesse de conflit global entre mutants, ses images ultra spectaculaires de destructions à grande échelle, il est possible que cet X Men là succède dignement à son prédécesseur.
4 – SUPERMAN RETURNS
Il aura suffi des quelques notes de la musique de John Williams reprise de la saga originale sur le premier teaser pour exciter notre attente et placer ce film là parmi les plus attendus de 2006. Il faut dire que Bryan Singer a fait ses preuves sur la franchise X Men, surtout avec le second opus davantage maîtrisé. On sait désormais qu'il est capable de prendre les manettes d'un blockbuster de cette envergure, de mélanger le grand spectacle et l'émotion.

5 – MARIE ANTOINETTE
Sofia Coppola s'est instantanément imposée comme une cinéaste essentielle avec Virgin Suicides. Elle a confirmé toutes ces promesses avec Lost In Translation : direction d'acteurs hors paire (on a vu récemment dans Broken Flowers qu'un Bill Murray en roues libres pouvait a contrario nuire à un film), mise en scène faussement détachée qui touche pourtant à l'essentiel, Marie Antoinette se présente sous les meilleurs auspices. On attend de Sofia Coppola qu'elle nous touche de la même façon tout en empruntant d'autres directions, la répétition des recettes empruntées à ses opus précédents ne nous satisferait pas complètement. Comme le troisième album d'un groupe, souvent attendu au tournant, on espère que Sofia Coppola nous surprenne pour que l'on ait envie de continuer de la suivre.
6 – THE FOUNTAIN
Le grand retour de Darren Aronofski, après la claque Requiem for a Dream qui nous avait laissé les genoux flageolants et l'estomac serré. Cette histoire d'amour repartie sur trois époques différentes laisse présager d'un univers graphique hors du commun, tel que nous le laisse entrevoir le trailer apparu il y a peu sur le net. On sait finalement peu de choses sur ce film mais la seule présence de Aronofski derrière la caméra ne peuvent que garantir un spectacle exceptionnel.
7 – THE SCIENCE OF SLEEP
Eternal sunshine of the spotless mind a été l'un des plus grands chocs cinématographiques de l'année 2004. Passé la première vision forcément déstabilisante,le film se prête idéalement à des visions répétées pour en apprécier à sa juste valeur le sens de la construction et l'exploit de la mise en scène. Michel Gondry y dépasse son simple statut de technicien de clips vidéos, il s'impose comme un cinéaste de talent, dont on attend la suite avec impatience. The science of sleep, avec son casting hétéroclite, Chabat en tête (dont on espère qu'il délivre une prestation à la hauteur de celle de Jim Carrey dans ...Spotless mind), sera sans doute un des films que l'on attend le plus en 2006.
8 – FLAG OF OUR FATHERS
Clint Eastwood a écrasé la concurrence avec son Million Dollar Baby en 2005. Seuls les spectateurs de mauvaise foi ont avoué n'avoir pas versé leur petite larme à la vision de ce chef d'oeuvre classique qui a imposé définitivement Esatwood comme une légende vivante, hors des modes et du temps. Le réalisateur revient au film de guerre avec Flag of our fathers qui raconte un épisode de la seconde guerre mondiale entre les États Unis et le Japon. Idée absolument géniale : le film sera raconté ici du point de vue américain tandis qu'une suite adoptera le point de vue adverse. On espère rien de moins qu'un grand film anti militariste, fustigeant les atrocités et l'absurdité de la guerre, pourquoi pas à la hauteur des classiques que Kubrick ou Fuller on produit sur le sujet.
9 – MIAMI VICE
Ali, Collateral : Michael Mann est en grande forme et a manifesté toute l'étendue de son immense talent à la fois dans le biopic, le film en costumes, que dans le thriller. Avec Miami Vice, il retrouvera les personnages qu'il a lui même crée pour une adaptation sur grand écran de la série Tv culte des années 80. Il faudra surtout un scénario en béton pour que le film échappe au simple thriller de luxe façon Bad Boys. On lui fait cependant confiance, car il a réussi à dynamiter un projet de commande, Collateral, en un grand film nocturne sur une mégalopole, Los Angeles, dont on imagine qu'il saura adapter sa vision à celle de Miami.
10 – LE DAHLIA NOIR
Chef d'oeuvre absolu du polar signé par le maître du genre, James Ellroy, Le Dahlia Noir adapté sur grand écran par Brian De Palma avait tout du projet a priori enthousiasmant si le cinéaste ne nous avait autant déçu au fil de navets de luxe à peine digne d'un Lelouch en petite forme (Femme Fatale) ! On espère davantage retrouver le réalisateur de Blow Out ou Pulsions : il faudra bien cela pour retranscire l'immense noirceur et la complexité du roman d'Ellroy. On se rassure en disant que si le pari est gagné, ce Dahlia là a de grande chance de faire autorité dans le genre, et relancer la carrière d'un réalisateur en perte de vitesse.
Avec son tournage entre Lodz et Los Angeles, le nouveau film de Lynch laisse supposer une nouvelle fois une contruction duelle en deux parties, empruntée à ses deux chef d'oeuvre les plus récents : Mulholland drive et Lost Highway. L'environnement industriel polonais devrait fournir au cinéaste un contexte proche de celui exploré à la faveur de Eraserhead et Elephant Man. En outre, c'est la première fois que Lynch tourne en numérique, ce qui excite davantage notre curiosité face à cet objet sans doute présenté à Cannes.
2 – SILENT HILL
Adaptation du jeu vidéo le plus effrayant par Christophe Gans, Silent Hill se doit d'être à la hauteur des frissons procurés à ceux qui ont expérimenté l'expérience vidéo ludique. Nulle doute que le réalisateur du Pacte des Loups, féru de cinéma de genre et doté d'une culture cinématographique en béton saura garantir le cross over entre vidéo game et grand écran. Les premières photos laissent envisager un univers graphique quasi identique : brûme omniprésente, décors cauchemardesques. Le teaser très court met davantage l'accent sur l'univers sonore plutôt que sur les effusions gores. On a jamais eu aussi hâte d'avoir peur !
3 – X MEN 3
On ne misait pas un kopeck sur cette suite à l'annonce de Brett Ratner au fauteuil de réalisateur. On ne voyait pas comment le metteur en scène des Rush Hour allait remplacer avantageusement Bryan Singer, parti sur une autre franchise, celle du super héros en collants bleus. Puis le trailer apparu récemment sur internet a changé la donne, avec sa promesse de conflit global entre mutants, ses images ultra spectaculaires de destructions à grande échelle, il est possible que cet X Men là succède dignement à son prédécesseur.
4 – SUPERMAN RETURNS
Il aura suffi des quelques notes de la musique de John Williams reprise de la saga originale sur le premier teaser pour exciter notre attente et placer ce film là parmi les plus attendus de 2006. Il faut dire que Bryan Singer a fait ses preuves sur la franchise X Men, surtout avec le second opus davantage maîtrisé. On sait désormais qu'il est capable de prendre les manettes d'un blockbuster de cette envergure, de mélanger le grand spectacle et l'émotion.

5 – MARIE ANTOINETTE
Sofia Coppola s'est instantanément imposée comme une cinéaste essentielle avec Virgin Suicides. Elle a confirmé toutes ces promesses avec Lost In Translation : direction d'acteurs hors paire (on a vu récemment dans Broken Flowers qu'un Bill Murray en roues libres pouvait a contrario nuire à un film), mise en scène faussement détachée qui touche pourtant à l'essentiel, Marie Antoinette se présente sous les meilleurs auspices. On attend de Sofia Coppola qu'elle nous touche de la même façon tout en empruntant d'autres directions, la répétition des recettes empruntées à ses opus précédents ne nous satisferait pas complètement. Comme le troisième album d'un groupe, souvent attendu au tournant, on espère que Sofia Coppola nous surprenne pour que l'on ait envie de continuer de la suivre.
6 – THE FOUNTAIN
Le grand retour de Darren Aronofski, après la claque Requiem for a Dream qui nous avait laissé les genoux flageolants et l'estomac serré. Cette histoire d'amour repartie sur trois époques différentes laisse présager d'un univers graphique hors du commun, tel que nous le laisse entrevoir le trailer apparu il y a peu sur le net. On sait finalement peu de choses sur ce film mais la seule présence de Aronofski derrière la caméra ne peuvent que garantir un spectacle exceptionnel.
7 – THE SCIENCE OF SLEEP
Eternal sunshine of the spotless mind a été l'un des plus grands chocs cinématographiques de l'année 2004. Passé la première vision forcément déstabilisante,le film se prête idéalement à des visions répétées pour en apprécier à sa juste valeur le sens de la construction et l'exploit de la mise en scène. Michel Gondry y dépasse son simple statut de technicien de clips vidéos, il s'impose comme un cinéaste de talent, dont on attend la suite avec impatience. The science of sleep, avec son casting hétéroclite, Chabat en tête (dont on espère qu'il délivre une prestation à la hauteur de celle de Jim Carrey dans ...Spotless mind), sera sans doute un des films que l'on attend le plus en 2006.
8 – FLAG OF OUR FATHERS
Clint Eastwood a écrasé la concurrence avec son Million Dollar Baby en 2005. Seuls les spectateurs de mauvaise foi ont avoué n'avoir pas versé leur petite larme à la vision de ce chef d'oeuvre classique qui a imposé définitivement Esatwood comme une légende vivante, hors des modes et du temps. Le réalisateur revient au film de guerre avec Flag of our fathers qui raconte un épisode de la seconde guerre mondiale entre les États Unis et le Japon. Idée absolument géniale : le film sera raconté ici du point de vue américain tandis qu'une suite adoptera le point de vue adverse. On espère rien de moins qu'un grand film anti militariste, fustigeant les atrocités et l'absurdité de la guerre, pourquoi pas à la hauteur des classiques que Kubrick ou Fuller on produit sur le sujet.
9 – MIAMI VICE
Ali, Collateral : Michael Mann est en grande forme et a manifesté toute l'étendue de son immense talent à la fois dans le biopic, le film en costumes, que dans le thriller. Avec Miami Vice, il retrouvera les personnages qu'il a lui même crée pour une adaptation sur grand écran de la série Tv culte des années 80. Il faudra surtout un scénario en béton pour que le film échappe au simple thriller de luxe façon Bad Boys. On lui fait cependant confiance, car il a réussi à dynamiter un projet de commande, Collateral, en un grand film nocturne sur une mégalopole, Los Angeles, dont on imagine qu'il saura adapter sa vision à celle de Miami.
10 – LE DAHLIA NOIR
Chef d'oeuvre absolu du polar signé par le maître du genre, James Ellroy, Le Dahlia Noir adapté sur grand écran par Brian De Palma avait tout du projet a priori enthousiasmant si le cinéaste ne nous avait autant déçu au fil de navets de luxe à peine digne d'un Lelouch en petite forme (Femme Fatale) ! On espère davantage retrouver le réalisateur de Blow Out ou Pulsions : il faudra bien cela pour retranscire l'immense noirceur et la complexité du roman d'Ellroy. On se rassure en disant que si le pari est gagné, ce Dahlia là a de grande chance de faire autorité dans le genre, et relancer la carrière d'un réalisateur en perte de vitesse.
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