[Ciné] Les Rois de la Glisse
On s’étonnera toujours de constater que les films d’animation de studios pourtant concurrents viennent toujours par paire, parfois à quelques semaines d’intervalle. Quand « Le Monde de Nemo » sort en salle, arrive juste derrière un « Gang des requins » qui ressemble comme deux gouttes d’eau à une copie du film de Pixar. Après « Souris City » vient « Ratatouille » et son rongeur raffiné. Un an après les pingouins dansant sur la banquise de « Happy Feet », débarquent leurs cousins surfeurs des « Rois de la Glisse ». L’anthropomorphisme permet tout de même une variété de possibilités qu’un tel hasard de programmation s’explique difficilement.
Quoi qu’il en soi, malgré son pitch dont on n’espérait pas grand chose, avouons d’emblée que « Les rois de la glisse » est une excellente surprise qui, si elle n’équivaut pas au choc « Ratatouille » dont il n’atteint jamais la richesse et les sommets de poésie, demeure néanmoins une belle comédie. Le film dispose d’un point de vue original puisqu’il est tourné sous la forme d’un faux documentaire qui suit le parcours de Cody Maverick, jeune pingouin rêvant de remporter une compétition de surf. Ce principe permet une mise en scène plutôt hors norme pour un film d’animation avec ses multiples niveaux de narration : la fausse interview, le vieux document d’époque, la caméra embarquée qui suit les personnages avec un léger temps de retard, le reportage de télévision, la retransmission sportive. L’humour naît du détournement des règles de ces différents formats comme l’irruption du micro dans l’image, le fou rire hors champ des cameramen. Le principe donne en outre au film un vrai rythme de comédie qui ne faiblit jamais.

Ce que l’on apprécie surtout dans « Les Rois de la Glisse », c’est qu’à partir d’un postulat dont on pouvait redouter un succes story convenu, le film se détourne rapidement de la valorisation de la compétition et de la victoire pour devenir un hymne au plaisir qui glorifie davantage l’outsider que le favori. Le personnage de Tank, qui ne surfe que pour gagner et se mettre en valeur, est ainsi moqué lorsqu’il présente ses trophées comme des femmes qu’il couvre de baisers et de regards aimants, alors que Big Z, ancien champion retiré du circuit, va devenir le coach de Cody et lui apprendre les valeurs de l’hédonisme. On remarquera quand même que de plus en plus, le cinéma américain valorise le challenger : «Little Miss Sunshine » qui ridiculise les concours de beauté juniors et « Rocky Balboa » qui, s’il perd son dernier combat, remporte tout de même une victoire personnelle plus belle encore.
Si les films Pixar possèdent tout de même une très nette avance dans la qualité de l’animation (on est encore béats d’admiration devant « Ratatouille », son souci du détail, ses prouesses techniques, sa poésie nostalgique), il faut dire que « Les rois de la Glisse » ne démérite pas tant que ça dans le registre pur du rendu visuel, avec une grande richesse des décors, une précision maniaque dans les textures animales, et un aspect aquatique convaincant, notamment les vagues, bluffantes de vérité.
Quoi qu’il en soi, malgré son pitch dont on n’espérait pas grand chose, avouons d’emblée que « Les rois de la glisse » est une excellente surprise qui, si elle n’équivaut pas au choc « Ratatouille » dont il n’atteint jamais la richesse et les sommets de poésie, demeure néanmoins une belle comédie. Le film dispose d’un point de vue original puisqu’il est tourné sous la forme d’un faux documentaire qui suit le parcours de Cody Maverick, jeune pingouin rêvant de remporter une compétition de surf. Ce principe permet une mise en scène plutôt hors norme pour un film d’animation avec ses multiples niveaux de narration : la fausse interview, le vieux document d’époque, la caméra embarquée qui suit les personnages avec un léger temps de retard, le reportage de télévision, la retransmission sportive. L’humour naît du détournement des règles de ces différents formats comme l’irruption du micro dans l’image, le fou rire hors champ des cameramen. Le principe donne en outre au film un vrai rythme de comédie qui ne faiblit jamais.

Ce que l’on apprécie surtout dans « Les Rois de la Glisse », c’est qu’à partir d’un postulat dont on pouvait redouter un succes story convenu, le film se détourne rapidement de la valorisation de la compétition et de la victoire pour devenir un hymne au plaisir qui glorifie davantage l’outsider que le favori. Le personnage de Tank, qui ne surfe que pour gagner et se mettre en valeur, est ainsi moqué lorsqu’il présente ses trophées comme des femmes qu’il couvre de baisers et de regards aimants, alors que Big Z, ancien champion retiré du circuit, va devenir le coach de Cody et lui apprendre les valeurs de l’hédonisme. On remarquera quand même que de plus en plus, le cinéma américain valorise le challenger : «Little Miss Sunshine » qui ridiculise les concours de beauté juniors et « Rocky Balboa » qui, s’il perd son dernier combat, remporte tout de même une victoire personnelle plus belle encore.
Si les films Pixar possèdent tout de même une très nette avance dans la qualité de l’animation (on est encore béats d’admiration devant « Ratatouille », son souci du détail, ses prouesses techniques, sa poésie nostalgique), il faut dire que « Les rois de la Glisse » ne démérite pas tant que ça dans le registre pur du rendu visuel, avec une grande richesse des décors, une précision maniaque dans les textures animales, et un aspect aquatique convaincant, notamment les vagues, bluffantes de vérité.
Publicité