[Ciné] César 2007 : le triomphe de "Lady Chatterley"
La 32e cérémonie des Césars a consacré « Lady Chatterley » en lui décernant 5 statuettes le 24 février : meilleure adaptation, meilleur décor, meilleure photo, meilleure actrice et meilleur film . Ceux qui lisent régulièrement ces lignes savent sans doute que le film de Pascale Ferran figure en bonne place dans nos favoris de 2006 et peuvent donc s’imaginer la joie que nous procure cette récompense. La réalisatrice a prononcé un discours très juste sur la scène du théâtre du Chatelet en évoquant tour à tour les intermittents du spectacle, le système de production et de financement des films en France et surtout l’éternelle opposition films d’auteurs/ films grands publics qui agite régulièrement la critique. Le cas de « Lady Chatterley » illustre idéalement ces propos car avec une jeune actrice inconnue et une réalisatrice n’ayant pas tourné depuis 10 ans, c’est un projet économiquement difficile à mettre en place mais qui a pourtant, au final, reçu un accueil unanime de la presse et une reconnaissance d’estime du public avec 200 000 spectateurs. Pas mal pour un film d’auteur de plus de 2 H 30. Après avoir reçu le prix Louis Delluc, prestigieuse récompense équivalent au Goncourt littéraire, on espère que le triomphe du film aux César lui redonne une seconde jeunesse comme « L’esquive » il y a deux ans, en ramenant de nouveaux spectateurs dans les salles et en assurant une belle sortie en dvd.

Deuxième énorme motif de satisfaction pour nous, les deux César obtenus par Kad Merad et Mélanie Laurent pour leurs rôles dans « Je vais bien, ne t’en fais pas », notre coup de cœur ciné de 2006. La jeune actrice visiblement bouleversée par la reconnaissance de la profession est à l’origine du plus grand moment d’émotion de la soirée en partageant la statuette avec son compagnon et partenaire dans le film, Julien Boisselier, visiblement aussi ému. Quant à Kad Merad, il a bien sûr profité de son discours de remerciement pour entonner le « I believe I can fly, I belive I can touch the sky » désormais culte. Le film de Philippe Lioret est l’exemple même du film qui a su trouver son public à la faveur d’un bouche-à-oreille favorable, malgré une indifférence presque totale de la critique. Sorti à une semaine avant « Quand j’étais chanteur », « Je vais bien, ne t’en fais pas » n’a pas bénéficié de la même couverure médiatique que le film de Xavier Giannoli, la presse n’ayant d’yeux que pour Depardieu. La cérémonie des César a donc justement récompensé l’interprétation bouleversante de son duo d’acteurs et prépare, on l’espère, un succès à l’édition dvd du film de Lioret, qui sort le 8 mars. Un conseil, il ne faudra pas le rater.
Autre vainqueur de la cérémonie, « Ne le dis à personne » pour lequel Guillaume Canet a reçu le prix du meilleur réalisateur. C’est le prix le plus discutable de la soirée car même si la mise en scène est techniquement parfaitement maîtrisée, elle ne fait pas preuve de l’intelligence formelle et thématique de Pascale Ferran qui aurait davantage mérité cette récompense. Il faut donc plutôt interpréter ce prix comme le couronnement d’un vrai tempérament de réalisateur qui ose s’aventurer dans le cinéma de genre et qui on l’espère, accompagne tout un mouvement identique dont le cinéma français a aussi grand besoin.
Retrouver ci-dessous l’ensemble du palmarès :
Meilleur film français de l'année : "Lady Chatterley" de Pascale Ferran
Meilleur réalisateur : Guillaume Canet ("Ne le dis à personne")
Meilleure actrice : Marina Hands ("Lady Chatterley")
Meilleur acteur : François Cluzet ("Ne le dis à personne")
Meilleure actrice dans un second rôle : Valérie Lemercier ("Fauteuils d'orchestre")
Meilleur acteur dans un second rôle : Kad Merad ("Je vais bien ne t'en fais pas")
Meilleur espoir féminin : Mélanie Laurent ("Je vais bien, ne t'en fais pas)
Meilleur espoir masculin : Malik Zidi ("Les amitiés maléfiques")
Meilleur film étranger : "Little Miss Sunshine" de Jonathan Dayton et Valerie Faris
Meilleur premier film : "Je vous trouve très beau" d'Isabelle Mergault
Meilleur scénario original : Olivier Lorelle et Rachid Bouchareb ("Indigènes")
Meilleure adaptation : Pascale Ferran, Roger Bohbot, Pierre Trividic ("Lady Chatterley")
Meilleure musique écrite pour un film : Mathieu Chedid ("Ne le dis à personne")
Meilleur court métrage : "Fais de beaux rêves" de Maryline Canto
Meilleure photo : Julien Hirsch ("Lady Chatterley")
Meilleurs décors : Maamar Ech Cheikh ("OSS 117 Le Caire, nid d'espions"
Meilleur son : François Musy, Gabriel Hafner ("Quand j'étais chanteur")
Meilleurs costumes : Marie-Claude Altot ("Lady Chatterley")
Meilleur montage : Hervé de Luze ("Ne le dis à personne")
Meilleur film documentaire : "Dans la peau de Jacques Chirac" de Karl Zéro et Michel Royer
Deux César d'honneur ont en outre été décernés : à l'acteur britannique Jude Law et à Marlène Jobert.

Deuxième énorme motif de satisfaction pour nous, les deux César obtenus par Kad Merad et Mélanie Laurent pour leurs rôles dans « Je vais bien, ne t’en fais pas », notre coup de cœur ciné de 2006. La jeune actrice visiblement bouleversée par la reconnaissance de la profession est à l’origine du plus grand moment d’émotion de la soirée en partageant la statuette avec son compagnon et partenaire dans le film, Julien Boisselier, visiblement aussi ému. Quant à Kad Merad, il a bien sûr profité de son discours de remerciement pour entonner le « I believe I can fly, I belive I can touch the sky » désormais culte. Le film de Philippe Lioret est l’exemple même du film qui a su trouver son public à la faveur d’un bouche-à-oreille favorable, malgré une indifférence presque totale de la critique. Sorti à une semaine avant « Quand j’étais chanteur », « Je vais bien, ne t’en fais pas » n’a pas bénéficié de la même couverure médiatique que le film de Xavier Giannoli, la presse n’ayant d’yeux que pour Depardieu. La cérémonie des César a donc justement récompensé l’interprétation bouleversante de son duo d’acteurs et prépare, on l’espère, un succès à l’édition dvd du film de Lioret, qui sort le 8 mars. Un conseil, il ne faudra pas le rater.
Autre vainqueur de la cérémonie, « Ne le dis à personne » pour lequel Guillaume Canet a reçu le prix du meilleur réalisateur. C’est le prix le plus discutable de la soirée car même si la mise en scène est techniquement parfaitement maîtrisée, elle ne fait pas preuve de l’intelligence formelle et thématique de Pascale Ferran qui aurait davantage mérité cette récompense. Il faut donc plutôt interpréter ce prix comme le couronnement d’un vrai tempérament de réalisateur qui ose s’aventurer dans le cinéma de genre et qui on l’espère, accompagne tout un mouvement identique dont le cinéma français a aussi grand besoin.
Retrouver ci-dessous l’ensemble du palmarès :
Meilleur film français de l'année : "Lady Chatterley" de Pascale Ferran
Meilleur réalisateur : Guillaume Canet ("Ne le dis à personne")
Meilleure actrice : Marina Hands ("Lady Chatterley")
Meilleur acteur : François Cluzet ("Ne le dis à personne")
Meilleure actrice dans un second rôle : Valérie Lemercier ("Fauteuils d'orchestre")
Meilleur acteur dans un second rôle : Kad Merad ("Je vais bien ne t'en fais pas")
Meilleur espoir féminin : Mélanie Laurent ("Je vais bien, ne t'en fais pas)
Meilleur espoir masculin : Malik Zidi ("Les amitiés maléfiques")
Meilleur film étranger : "Little Miss Sunshine" de Jonathan Dayton et Valerie Faris
Meilleur premier film : "Je vous trouve très beau" d'Isabelle Mergault
Meilleur scénario original : Olivier Lorelle et Rachid Bouchareb ("Indigènes")
Meilleure adaptation : Pascale Ferran, Roger Bohbot, Pierre Trividic ("Lady Chatterley")
Meilleure musique écrite pour un film : Mathieu Chedid ("Ne le dis à personne")
Meilleur court métrage : "Fais de beaux rêves" de Maryline Canto
Meilleure photo : Julien Hirsch ("Lady Chatterley")
Meilleurs décors : Maamar Ech Cheikh ("OSS 117 Le Caire, nid d'espions"
Meilleur son : François Musy, Gabriel Hafner ("Quand j'étais chanteur")
Meilleurs costumes : Marie-Claude Altot ("Lady Chatterley")
Meilleur montage : Hervé de Luze ("Ne le dis à personne")
Meilleur film documentaire : "Dans la peau de Jacques Chirac" de Karl Zéro et Michel Royer
Deux César d'honneur ont en outre été décernés : à l'acteur britannique Jude Law et à Marlène Jobert.
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