[Dvd] Je vais bien, ne t'en fais pas
Les films dits « à twist final » sont ceux qui délivrent, dans les toutes dernières minutes du métrage, un événement scénaristique, un rebondissement final invitant le spectateur à reconsidérer totalement ce qui précède. Le problème avec ce genre de films, c’est que malgré le caractère inattendu de leurs conclusions, il y aura toujours des spectateurs plus perspicaces pour affirmer qu’ils avaient tout compris depuis le début, qu’ils n’ont pas été surpris par le fameux « twist » qui a pourtant étonné tout le monde. Spoilers/ Certains vous diront qu’ils savaient dès le début que Kevin Spacey était Kayzer Söze dans « Usual Suspects » ou que Bruce Willis meurt dès les premières minutes de « Sixième Sens ». / Fin de spoilers. Une seconde vision s’impose alors pour les moins attentifs, afin de recueillir ça et là les indices permettant d’anticiper le rebondissement final et de comprendre comment ils se sont faits abusés.


« Je vais bien, ne t’en fais pas », appartient à cette catégorie de films dits « à twist final» puisque son sujet ne nous est réellement révélé que dans les dernières minutes. Outre que ce procédé nous inflige un choc émotionnel immense (on en sort sonné), il permet également de prolonger durablement l’impact du film, qui hante le spectateur longtemps après la projection. Une seconde vision permet de «chercher des réminiscences dans les scènes », comme le dit Philippe Lioret dans son commentaire audio, afin de reconstruire le puzzle. Mais revoir « Je vais bien, ne t’en fais pas » permet surtout de mesurer, au regard de son véritable sujet, le talent exceptionnel de ses comédiens et notamment de Kad Merad. À ce propos, la scène la plus emblématique est celle où l’acteur accompagne Mélanie Laurent à la gare et où celle-ci lui fait écouter un morceau de son frère sur l’auto radio de la voiture. L’émotion contenue de Kad Merad, le visage brisé d’un père qui n’a pas su aimer son fils bouleversent davantage que les torrents de larmes qui auraient pu être versées par l’acteur. Cette séquence fait d’ailleurs dire à Philippe Lioret que « ce que Kad Merad fait là, c’est plus dur que la Guerre des Etoiles ». Cet hommage que rend un réalisateur à son comédien n’est pas le seul que l’on entend dans le magnifique commentaire audio de Philippe Lioret, puisqu’il a un mot, un compliment pour chacun des acteurs qui défilent à l’écran.


« Je vais bien, ne t’en fais pas », appartient à cette catégorie de films dits « à twist final» puisque son sujet ne nous est réellement révélé que dans les dernières minutes. Outre que ce procédé nous inflige un choc émotionnel immense (on en sort sonné), il permet également de prolonger durablement l’impact du film, qui hante le spectateur longtemps après la projection. Une seconde vision permet de «chercher des réminiscences dans les scènes », comme le dit Philippe Lioret dans son commentaire audio, afin de reconstruire le puzzle. Mais revoir « Je vais bien, ne t’en fais pas » permet surtout de mesurer, au regard de son véritable sujet, le talent exceptionnel de ses comédiens et notamment de Kad Merad. À ce propos, la scène la plus emblématique est celle où l’acteur accompagne Mélanie Laurent à la gare et où celle-ci lui fait écouter un morceau de son frère sur l’auto radio de la voiture. L’émotion contenue de Kad Merad, le visage brisé d’un père qui n’a pas su aimer son fils bouleversent davantage que les torrents de larmes qui auraient pu être versées par l’acteur. Cette séquence fait d’ailleurs dire à Philippe Lioret que « ce que Kad Merad fait là, c’est plus dur que la Guerre des Etoiles ». Cet hommage que rend un réalisateur à son comédien n’est pas le seul que l’on entend dans le magnifique commentaire audio de Philippe Lioret, puisqu’il a un mot, un compliment pour chacun des acteurs qui défilent à l’écran.




Ce commentaire audio est d’ailleurs le morceau de choix de suppléments du dvd. Outre qu’il exprime sans cesse son admiration pour ses acteurs (« il n’y a pas un seul instant en cadrant les personnages où je n’ai pas eu le vertige »), ce qui est le plus flagrant dans les propos du réalisateur, c’est la justesse (le mot est utilisé plusieurs fois) qu’il recherche systématiquement. Celle-ci se manifeste techniquement dans une prise de son directe, sans post synchronisation, dans les éléments du décor, qui sont signifiants de la psychologie des personnages, et dans une direction d’acteur qui évite toujours le pathos (« je deteste les gens qui pleurent au cinéma »). Les multiples anecdotes que nous délivre Philippe Lioret pour parvenir à cette authenticité, sont complétées par un making-of de 23 minutes. On y voit Mélanie Laurent et Kad Merad détendus sur le plateau, plaisantant avant les prises, puis laissant éclater leur émotion quand retentit le clap de fin.



Tourné dans des lieux a priori peu cinégéniques (une chambre d’hôpital, le salon d’un pavillon de banlieue résidentielle, une supérette), le film pouvait esthétiquement donner en salles l’impression d’un téléfilm sur grand écran. Le dvd rend pourtant formidablement justice au travail de mise en scène de Philippe Lioret, : sa science du cadrage (il suffit de voir les captures d’écran de cet article pour s’en convaincre), la précision de la photographie (l’éclairage lors de la scène de dialogue dans le café entre Mélanie Laurent et Julien Boisselier), la justesse du dialogue et de la bande-son (les fameux morceaux de Aaron). L’expérience du film en dvd n’en est que davantage précieuse puisqu’elle permet d’en profiter techniquement dans les meilleures conditions d’image et de son et de se laisser encore hanter pour longtemps par cette histoire bouleversante d’amour et de mort, notre coup de coeur cinéma de 2006.



Tourné dans des lieux a priori peu cinégéniques (une chambre d’hôpital, le salon d’un pavillon de banlieue résidentielle, une supérette), le film pouvait esthétiquement donner en salles l’impression d’un téléfilm sur grand écran. Le dvd rend pourtant formidablement justice au travail de mise en scène de Philippe Lioret, : sa science du cadrage (il suffit de voir les captures d’écran de cet article pour s’en convaincre), la précision de la photographie (l’éclairage lors de la scène de dialogue dans le café entre Mélanie Laurent et Julien Boisselier), la justesse du dialogue et de la bande-son (les fameux morceaux de Aaron). L’expérience du film en dvd n’en est que davantage précieuse puisqu’elle permet d’en profiter techniquement dans les meilleures conditions d’image et de son et de se laisser encore hanter pour longtemps par cette histoire bouleversante d’amour et de mort, notre coup de coeur cinéma de 2006.
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