[Preview Ciné] Smokin' Aces
Buddy Israel, un comédien et magicien devenu gangster, décide de témoigner contre la mafia de Las Vegas. Celle-ci se lance alors à ses trousses et Buddy n'a désormais plus qu'une solution : se cacher.
Avec « Narc », Joe Carnahan a placé ses débuts de metteur en scène sous l’influence du polar urbain 70’s avec en ligne de mire des réalisateurs tels que William Friedkin ou Syndey Lumet, qui conjuguaient le film noir avec le réalisme social et l’observation politique d’une époque. Autant « Narc » baignait dans le bleu acier d’un cinéma brut, autant « Smokin’ Aces » succombe davantage aux couleurs saturées des néons de Las Vegas. Le film se situe cette fois au carrefour d’influences où se rencontrent Guy Ritchie, Quentin Tarantino, Steven Soderbergh, voire le Bryan Singer d’ « Usual Suspects ». Heureusement, Joe Carnahan ne se contente pas de se situer sous la figure tutélaire de ces metteurs en scène mais transcende les apports de chacun pour les intégrer dans un univers finalement cohérent qui incorpore les dialogues au millimètre d’un Tarantino dans un montage sur vitaminé propre au réalisateur de « Snatch », au sein d’un contexte qui rappelle irrésistiblement « Ocean’s Eleven ».

Mais qu’on se rassure : lorsqu’on évoque Guy Ritchie, John Carnahan a pris soin d’en évacuer l’aspect tape-à-l’œil de la mise en scène. Il utilise un montage certes d’abord excessif dans ses effets, mais dicté par le strict besoin d’un scénario qui, dans son premier quart d’heure, introduit une dizaine de personnages différents, dont on ne saisit pas immédiatement le rôle qu’ils auront à jouer mais qui se mettent au fur et à mesure en place pour occuper chacun une place à part entière. C’est bien là le tour de force de « Smokin’ Aces » que de permettre à tous les personnages du film d’exister à un moment ou à un autre à la faveur d’une caractérisation certes sommaire mais suffisante pour que chacun ait son moment. Le meilleur exemple est ce couple de tueuses dont les relations troubles sont à peine suggérées et qui, au plus fort du danger, laissent exploser leurs sentiments réciproques.
Avec « Narc », Joe Carnahan a placé ses débuts de metteur en scène sous l’influence du polar urbain 70’s avec en ligne de mire des réalisateurs tels que William Friedkin ou Syndey Lumet, qui conjuguaient le film noir avec le réalisme social et l’observation politique d’une époque. Autant « Narc » baignait dans le bleu acier d’un cinéma brut, autant « Smokin’ Aces » succombe davantage aux couleurs saturées des néons de Las Vegas. Le film se situe cette fois au carrefour d’influences où se rencontrent Guy Ritchie, Quentin Tarantino, Steven Soderbergh, voire le Bryan Singer d’ « Usual Suspects ». Heureusement, Joe Carnahan ne se contente pas de se situer sous la figure tutélaire de ces metteurs en scène mais transcende les apports de chacun pour les intégrer dans un univers finalement cohérent qui incorpore les dialogues au millimètre d’un Tarantino dans un montage sur vitaminé propre au réalisateur de « Snatch », au sein d’un contexte qui rappelle irrésistiblement « Ocean’s Eleven ».

Mais qu’on se rassure : lorsqu’on évoque Guy Ritchie, John Carnahan a pris soin d’en évacuer l’aspect tape-à-l’œil de la mise en scène. Il utilise un montage certes d’abord excessif dans ses effets, mais dicté par le strict besoin d’un scénario qui, dans son premier quart d’heure, introduit une dizaine de personnages différents, dont on ne saisit pas immédiatement le rôle qu’ils auront à jouer mais qui se mettent au fur et à mesure en place pour occuper chacun une place à part entière. C’est bien là le tour de force de « Smokin’ Aces » que de permettre à tous les personnages du film d’exister à un moment ou à un autre à la faveur d’une caractérisation certes sommaire mais suffisante pour que chacun ait son moment. Le meilleur exemple est ce couple de tueuses dont les relations troubles sont à peine suggérées et qui, au plus fort du danger, laissent exploser leurs sentiments réciproques.
John Carnahan, outre cette galerie de personnages tour à tour paumés, excessifs, frapadingues ou émouvants, réussit l’exploit de tenir au millimètre un montage pourtant éclaté dont on craint à tout moment qu’il ne vole en éclats mais qui conserve son équilibre jusqu’à la fin. Dommage simplement que dans son dernier quart d’heure, le film rebondit sur un twist que l’on voyait venir à la jumelle et qui prouve manifestement que le réalisateur ne savait pas comment conclure.
Le film sortira en France le 1er août sous le titre : "Mi$e à prix".
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