[News Ciné] INLAND EMPIRE : le premier teaser !
Annoncé depuis des lustres pour une ouverture le 13 novembre, le site officiel de INLAND EMPIRE vient d’ouvrir ses portes avec un peu de retard pour nous dévoiler enfin le premier teaser du nouveau Lynch. Vous pouvez le découvrir en cliquant sur l’affiche ci-dessous.

Pour rappel, INLAND EMPIRE a été présenté en exclusivité mondiale au festival de Venise où il a reçu un accueil très divers.
Laurent Pécha, pour le moins sceptique sur EcranLarge, écrit ceci : « De toute évidence, Inland Empire se regarde parce que c’est un film de Lynch. Si un inconnu avait signé le long-métrage, combien de personnes auraient quitté la salle bien avant la fin de ces presque trois heures ampoulés d’un style et d’un fond plus que discutable ? Tourné en DV avec un côté amateur qui agresse plus d’une fois la rétine (on est ici à des années lumières de la beauté picturale des plans deLost Highway), monté de manière totalement aléatoire (en changeant l’ordre des séquences, le film resterait sûrement le même), Inland Empire nage en eaux troubles, celles d’un réalisateur qui laisse libre cours à son moi intérieur sans se demander une seule seconde si le partage avec le spectateur est réellement possible. Tout en haut de sa tour d’ivoire (qu’il a certes bien mérité), Lynch est désormais un démiurge cinématographique (le seul ?) qui a décidé de pousser l’expérience lynchienne à son paroxysme. Pensant inventer un nouveau genre de cinéma véhiculant une liberté absolue, il se rapproche bien plus de la mort du 7ème art, celle où tout est permis à partir du moment où l’on est un nom. »
Olivier Séguret, pour Libération, beaucoup plus enthousiaste, parle carrément du « 2001 de Lynch » : « Par le geste quasiment philosophique que le film dessine, par la trajectoire à la fois cosmique et cathartique de son héroïne, INLAND EMPIRE s'élève toutefois très au-delà d'un simple jeu d'abîmes autoréférentiels. Sans qu'on sache encore très bien comment le justifier, il nous a donné ce sentiment étrange que David Lynch avait réalisé là son odyssée. En quelque sorte, son 2001... »
Jean-Luc Douin, pour Le Monde, pourrait mettre tout le monde d'accord en parlant de "grand art".
Pour se faire une opinion, il faudra attendre le 7 février en France, date de sortie officielle du film dans sa version longue de 2H 48, bien que StudioCanal, producteur en partie de INLAND EMPIRE ait suggéré à Lynch d’en raccourcir la durée, jugée « commercialement inacceptable »
Lynch a choisi de sortir des circuits traditionnels pour distribuer lui-même le film aux Etats-Unis, via sa société Absurda. Il a commencé une tournée des salles américaines qui passera par une dizaine de villes , accompagné des acteurs du film, d’une vache, d’un compositeur polonais jouant les compositions du film et de quelques panneaux publicitaires pour le moins surprenants. Le premier, sur une photo de Laura Dern porte le slogan « For your consideration , Laura » et le second : «Without cheese, there wouldn’t ben an INLAND EMPIRE » !!!

Pour rappel, INLAND EMPIRE a été présenté en exclusivité mondiale au festival de Venise où il a reçu un accueil très divers.
Laurent Pécha, pour le moins sceptique sur EcranLarge, écrit ceci : « De toute évidence, Inland Empire se regarde parce que c’est un film de Lynch. Si un inconnu avait signé le long-métrage, combien de personnes auraient quitté la salle bien avant la fin de ces presque trois heures ampoulés d’un style et d’un fond plus que discutable ? Tourné en DV avec un côté amateur qui agresse plus d’une fois la rétine (on est ici à des années lumières de la beauté picturale des plans deLost Highway), monté de manière totalement aléatoire (en changeant l’ordre des séquences, le film resterait sûrement le même), Inland Empire nage en eaux troubles, celles d’un réalisateur qui laisse libre cours à son moi intérieur sans se demander une seule seconde si le partage avec le spectateur est réellement possible. Tout en haut de sa tour d’ivoire (qu’il a certes bien mérité), Lynch est désormais un démiurge cinématographique (le seul ?) qui a décidé de pousser l’expérience lynchienne à son paroxysme. Pensant inventer un nouveau genre de cinéma véhiculant une liberté absolue, il se rapproche bien plus de la mort du 7ème art, celle où tout est permis à partir du moment où l’on est un nom. »
Olivier Séguret, pour Libération, beaucoup plus enthousiaste, parle carrément du « 2001 de Lynch » : « Par le geste quasiment philosophique que le film dessine, par la trajectoire à la fois cosmique et cathartique de son héroïne, INLAND EMPIRE s'élève toutefois très au-delà d'un simple jeu d'abîmes autoréférentiels. Sans qu'on sache encore très bien comment le justifier, il nous a donné ce sentiment étrange que David Lynch avait réalisé là son odyssée. En quelque sorte, son 2001... »
Jean-Luc Douin, pour Le Monde, pourrait mettre tout le monde d'accord en parlant de "grand art".
Pour se faire une opinion, il faudra attendre le 7 février en France, date de sortie officielle du film dans sa version longue de 2H 48, bien que StudioCanal, producteur en partie de INLAND EMPIRE ait suggéré à Lynch d’en raccourcir la durée, jugée « commercialement inacceptable »
Lynch a choisi de sortir des circuits traditionnels pour distribuer lui-même le film aux Etats-Unis, via sa société Absurda. Il a commencé une tournée des salles américaines qui passera par une dizaine de villes , accompagné des acteurs du film, d’une vache, d’un compositeur polonais jouant les compositions du film et de quelques panneaux publicitaires pour le moins surprenants. Le premier, sur une photo de Laura Dern porte le slogan « For your consideration , Laura » et le second : «Without cheese, there wouldn’t ben an INLAND EMPIRE » !!!
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