[News Série Tv] "Le Prisonnier" : décès de Patrick McGoohan et minisérie 2009
On a appris le 13 janvier dernier le décès de Patrick McGoohan, le célèbre interprète du Numéro Six dans la série culte des années soixante, « Le Prisonnier ». Né à New York le 19 Mars 1928, Patrick McGoohan avait débuté dans le théâtre avant de se consacrer au cinéma et à la télévision, en interprétant notamment le personnage de John Drake dans la série « Destination Danger », en 1960, puis de 64 à 67. Auréolé du succès de la série, on lui propose le rôle de l’agent 007 dans « James Bond contre Dr No » mais l’acteur refusa en raison d’incompatibilité du personnage avec ses propres critères moraux, mais profite de sa notoriété pour écrire et produire « Le Prisonnier ». Dans cette série de 17 épisodes, il interprète un ancien agent secret qui, après avoir déposé sa démission, est enlevé et retenu dans un « Village » d’où il est impossible de s’échapper et dont les autorités locales tentent de lui soustraire des « renseignements ». Par la suite, l’acteur jouera dans plusieurs épisodes de Colombo, et pour le cinéma tournera derrière la caméra de Don Siegel dans « L’évadé d’Alcatraz » (où il jouait paradoxalement un directeur de prison), David Cronenberg (« Scanners ») et Mel Gibson (« Braveheart »).

Mais Patrick McGoohan est surtout associé dans l’imaginaire du grand public au personnage du « Prisonnier », série culte par excellence dont tout le monde connaît la fameuse réplique « Je ne suis pas un numéro, je suis un homme libre ». La série a donné lieu à des interprétations abondantes, de nombreux fan clubs dont les membres connaissent les moindres gimmicks par cœur (« Be Seeing you » !), des pèlerinages quasi religieux à Portmeirion, le village où les épisodes ont été tournés et son esthétique a été reprise dans la publicité. Rarement programme télé aura suscité un tel engouement du public. Il est vrai que « Le Prisonnier », trente ans après sa diffusion, continue de surprendre par son aspect visionnaire. Le « Village » de la série trouve une coïncidence troublante avec le « village global » qu’est devenu le monde d’aujourd’hui, où l’individu est surveillé de façon quasi permanente par un réseau de caméras de surveillance, est soumis systématiquement à la publicité et au diktat des sondages d’opinion, et dont l’accessoirisation de la vie quotidienne préfigure la téléphonie mobile, les cartes de crédit et la domotisation domestique. Plus globalement, la série traite de la place de l’individu dans une société absurde au pouvoir politique temporaire (la succession des numéros Deux).
Le charme du « Prisonnier » tenait aussi dans son identité associée aux années soixante et à la pop culture. On ne pouvait imaginer une nouvelle adaptation du programme tant il apparaissait définitif dans son propos et son esthétique. Plusieurs remakes cinématographiques ont été envisagés dont la tentative la plus récente de Christopher Nolan n’a pas aboutie. C’est le network américain AMC qui finalement prend le risque de produire une mini série de six épisodes reprenant le principe du « Prisonnier », avec James Caviezel (« La passion du Christ ») dans le rôle du numéro 6 et Ian McKellen (Magneto dans les « X Men ») dans celui du numéro Deux. Cette version 2009, a priori suspecte pour tout fan de la série originale, se dévoile à la faveur de plusieurs cilps « behind the scenes » qui dévoilent le «production design » et les éléments visuels qui seront son identité. Si ceux-ci s’éloignent forcément de l’esthétique surréaliste du village balnéaire anglais, ces vidéos convainquent cependant sur la possibilité de réinventer dans un contexte contemporain cet immense classique télévisionnaire. Se serait le plus bel hommage qui puisse être rendu à Patrick McGoohan si ce « Prisonnier 2009 » était une réussite et relançait l’intérêt du public pour la série originelle.

Mais Patrick McGoohan est surtout associé dans l’imaginaire du grand public au personnage du « Prisonnier », série culte par excellence dont tout le monde connaît la fameuse réplique « Je ne suis pas un numéro, je suis un homme libre ». La série a donné lieu à des interprétations abondantes, de nombreux fan clubs dont les membres connaissent les moindres gimmicks par cœur (« Be Seeing you » !), des pèlerinages quasi religieux à Portmeirion, le village où les épisodes ont été tournés et son esthétique a été reprise dans la publicité. Rarement programme télé aura suscité un tel engouement du public. Il est vrai que « Le Prisonnier », trente ans après sa diffusion, continue de surprendre par son aspect visionnaire. Le « Village » de la série trouve une coïncidence troublante avec le « village global » qu’est devenu le monde d’aujourd’hui, où l’individu est surveillé de façon quasi permanente par un réseau de caméras de surveillance, est soumis systématiquement à la publicité et au diktat des sondages d’opinion, et dont l’accessoirisation de la vie quotidienne préfigure la téléphonie mobile, les cartes de crédit et la domotisation domestique. Plus globalement, la série traite de la place de l’individu dans une société absurde au pouvoir politique temporaire (la succession des numéros Deux).
Le charme du « Prisonnier » tenait aussi dans son identité associée aux années soixante et à la pop culture. On ne pouvait imaginer une nouvelle adaptation du programme tant il apparaissait définitif dans son propos et son esthétique. Plusieurs remakes cinématographiques ont été envisagés dont la tentative la plus récente de Christopher Nolan n’a pas aboutie. C’est le network américain AMC qui finalement prend le risque de produire une mini série de six épisodes reprenant le principe du « Prisonnier », avec James Caviezel (« La passion du Christ ») dans le rôle du numéro 6 et Ian McKellen (Magneto dans les « X Men ») dans celui du numéro Deux. Cette version 2009, a priori suspecte pour tout fan de la série originale, se dévoile à la faveur de plusieurs cilps « behind the scenes » qui dévoilent le «production design » et les éléments visuels qui seront son identité. Si ceux-ci s’éloignent forcément de l’esthétique surréaliste du village balnéaire anglais, ces vidéos convainquent cependant sur la possibilité de réinventer dans un contexte contemporain cet immense classique télévisionnaire. Se serait le plus bel hommage qui puisse être rendu à Patrick McGoohan si ce « Prisonnier 2009 » était une réussite et relançait l’intérêt du public pour la série originelle.
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